09.05, 10.05, 12 — 14.05
Pour l’artiste performeuse Dana Michel, la capacité de nager est l’une des façons qui nous permettent d’atteindre la confiance en soi. Pourtant, malgré ses multiples tentatives pour apprendre à nager, elle ne se sent toujours pas à l’aise dans l’eau. Pourquoi ce blocage persiste-t-il chez elle, mais aussi chez la majeure partie de sa famille, bien qu’iels soient originaires d’une île entourée par l’Atlantique et la mer des Caraïbes ? Comment se sentir en sécurité dans ce monde sans parvenir à flotter dans l’élément qui compose la majorité de son propre corps ?
Avec sa nouvelle performance solo YOU CANNOT CAN, Dana Michel investit l’espace d’une piscine. Entourée du public, elle se plonge dans des récits et réalités socioéconomiques mondiaux liés au fait de nager et à l’accès à l’eau. Après avoir exploré la confiance en soi sur le lieu de travail avec MIKE (Kunstenfestivaldesarts 2023), elle déploie aujourd’hui son approche kaléidoscopique et sa curiosité pour interroger la façon de se débarrasser de ses peurs. La performance se déroule dans les Bains de Bruxelles, patrimoine niché au cœur des Marolles, avec ses différents bassins et une vue sur la ville à travers sa façade vitrée. Cette aventure aquatique se révèlera-t-elle être une clé vers la libération ultime ?
YOU CANNOT CAN
2 sept 2021
17h44
Alors que le monde semble de plus en plus en état d’urgence, je me calme, dans le vrai style dana. et puis je vois : comment peut-on espérer que je lutte ou que je survive sans davantage de compétences de survie dans ma boîte à outils ? genre, je suis à l’aise dans une épicerie mais j’ai peur de l’immersion dans l’eau ? ça ne peut pas marcher. on ne peut pas se limiter à savoir comment acheter de l’huile de coco fractionnée mécaniquement. je dois en savoir plus sur comment gérer ces fluides fondamentaux. et comment vivre, fonctionner, avec mes sensibilités. pas juste les contourner sur la pointe des pieds. pas seulement les légitimer ou faire avec. mais doucement y entrelacer les doigts. entrelacer les doigts avec l’eau, avec moi-même.
11 janv 2026
11h36
la manière dont je fais les choses est je suppose liée au type de rapport que je veux entretenir avec l’inconnu. je veux me sentir curieuse et accueillir l’inconnu. je veux être flexible comme ça je peux bouger de la façon la plus adéquate lorsque l’inconnu s’abat sur moi – il me semble que je ne puisse pas adopter de meilleure attitude. je m’arme bien entendu d’amour, et j’ai toutes sortes d’outils à ma ceinture… mais il vaut mieux que je ne parte pas du principe que je saurai exactement de quels outils j’aurai besoin, ou quand j’en aurai besoin.
hier, je disais à romano combien il y a une autre moi à l’intérieur de moi à chaque conversation ou interaction avec un autre être humain. chaque situation doit être co-créée, je serai une nouvelle moi face à chaque nouveau·elle toi. la première de chaque performance devient ainsi une occasion de faire quelque chose de nouveau avec un nouveau groupe de personnes et des variables inconnues, et ça c’est TRÈS excitant. j’apporte les ingrédients, je choisis le lieu, j’amène quelques outils et une partie du paysage sonore. j’ai beaucoup d’idées et de souvenirs. je viens avec de l’amour et de la curiosité. et puis NOUS NOUS METTONS TOUS·TES À PÉTRIR. et ce qui sort du four dépend fortement non seulement de ce que j’ai apporté et des gestes que j’ai posés, mais aussi de l’apport énergétique du public, de ce qu’il a amené en lui et de la manière dont il répond à ce que nous créons. c’est pour ça que le travail en studio manque de vie pour moi. je ne m’intéresse plus à ce que je peux faire isolément. j’ai teeeellement été isolée dans ma vie. ces performances sont l’occasion de créer ensemble la sensation d’être ensemble. c’est clairement un moment de co-création. chaque performance est un moment de co-création. chaque performance ajoute une couche. chaque performance me permet de connaître un peu mieux le monde qui m’entoure, me permet de me connecter un millipoil plus au collectif.
- Dana Michel
Traduit par Diane Van Hauwaert
09.05
- 17:30
10.05
12.05
- 19:30
- Cette représentation sera filmée à des fins d'archivage
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13.05
14.05
Présentation : Kunstenfestivaldesarts, Ville de Bruxelles
Création et interprétation : Dana Michel | Activateur·ices artistiques : Alex Samaras, Angélique Willkie, Heidi Louis, Karl Notargiovanni, Roscoe Michel, Sierra Holder, Simon Couturier, Tracy Maurice, Yoan Sorin | Conseiller scénographique et direction technique : Romain Guillet | Conseiller sonore : David Drury | Distribution : neon lobster - Giulia Messia & Katharina Wallisch
Production : SCORP CORPS - Dana Michel, Viva Delorme | Coproduction : Kunstenfestivaldesarts, Arsenic, Bergen Internasjonale Teater, Festival TransAmériques, Künstler*innenhaus Mousonturm, MDT, O Espaço do Tempo, Tanzquartier Wien
Résidences de création : Kunstenfestivaldesarts, Triennale de la Baltique, Banff Centre for Arts and Creativity - Leighton Artist Studios, Battersea Arts Centre, Centre de Création O Vertigo - CCOV, Festival TransAmériques, Fierce Festival et performance, possession + automation avec le soutien financier de l’Arts and Humanities Research Council (AHRC), Institutet, Kinosaki International Arts Center, marvaða, Rimbun Dahan, The Chocolate Factory, Toronto Dance Theatre, Tangente St. Pölten
Avec le soutien financier du Canada Council for the Arts, du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et du Conseil des Arts de Montréal
Performances à Bruxelles avec le soutien de la Délégation générale du Québec à Bruxelles et de la Fondation Ammodo
