A Soft School: On Malleability

1424.05.2026

Que cache la douceur ? Associée au soin et au confort, la douceur occulte pourtant le labeur et l’histoire propres aux matériaux souples et séduisants. Cette année, la Free School s’articule autour de la notion de malléabilité. Elle réunit des pratiques artistiques qui étudient comment le travail et le désir façonnent les matières, et sont aussi façon- nés par le pouvoir.

Ali Cherri crée une école temporaire et pratique pour sonder la dimension politique et mythologique de la terre et de l'argile. Bart Seng Wen Long et Kaisa Saarinen retracent l’histoire du caoutchouc en tant que marchandise coloniale fétichisée, dont l'élasticité est indissociable des logiques de désir et d’extraction. L'atelier chorégraphique de Faye Driscoll interroge, par le corps, le rapport entre douceur, matière et performativité. L’installation de Doruntina Kastrati nous plonge dans les fabriques de loukoums turques –dans lesquelles travaillait sa mère–pour rendre visible la main-d'œuvre derrière la douceur. Enfin, McKenzie Wark partage sa réflexion sur l'argile, le désir et la malléabilité du langage.

Conjuguant pratique artistique, réflexion et contact direct avec les matériaux, cette Free School invite à une exploration politique de la matière «molle», une enquête collective sur la malléabilité, entre séduction et faux-semblant.

Free School 2025 © Louka Van Roy - RHoK

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