Pélagie Gbaguidi Bruxelles

Pélagie Gbaguidi (née à Dakar en 1965, originaire du Bénin) vit et travaille à Bruxelles. Gbadguidi dit être un « griot » contemporain. Un « griot » questionne l’individu et se glisse à travers la vie en absorbant les paroles des ancêtres et en modelant ces mots comme une boule de graisse qu’il·elle dépose dans l’estomac de chaque passant·e avec les ingrédients de la journée. Au niveau pratique, cette activité rompt le rythme ordinaire en insérant des incidents subtils tout en intégrant sa part d’éternité. Son œuvre fonctionne comme un inventaire de signes et de traces liés aux traumatismes. C’est un des sujets récurrents dans sa pratique artistique. Preuve en est l’acquisition de 100 dessins de la série Code Noir (1685) par le Memorial Act en Guadeloupe. Elle focalise son centre d’intérêt sur les archives coloniales et postcoloniales et sur le démasquage du processus de l’oubli dans l’histoire. Cet ajusustage de l’imaginaire l’incite à façonner un écrit d’images libératrices et de dessiner un corpus de formes contemporaines. Elle a participé à plusieurs expositions internationales telles : Biennale of Dakar (2004, 2006, 2008, 2014, 2018), Asyl Stadtmuseum, Stadtmuseum, Munich (Allemagne) 2013, Divine Comedy: Heaven, Hell, Purgatory Revisited by Contemporary African Artists, MMK Museum für Moderne Kunst, Frankfurt (Allemagne) 2014, Divine Comedy: Heaven, Hell, Purgatory Revisited by Contemporary African Artists, National Museum of African Art – Smithsonian Institution, Washington (États-Unis) 2015, El iris de Lucy, Musac, Castilla y León (Espagne), L’iris de Lucy, Musée Rouchechouart, (France), El iris de Lucy CAAM Spain 2017 ; Afriques Capitales Gare de Saint Sauveur Lille 2017 ; The Beauty of the Difference Palace of Lieberose Germany 2017. Elle a participé à la dernière édition de Documenta 14 à Athènes et à Cassel et elle a contribué au dernier Why Are We ‘Artists’ ? 100 World Art Manifestos de Jessica Lack. En Octobre 2018, elle a bénéficié d’une bourse de la Fondation Civitella Ranieri. En 2019, elle a participé à Decolonizing the Body à Eternal Network Gallery en France et à l’exposition Multiple Transmissions: Art in the Afropolitan Age au WIELS (Bruxelles) et à la biennale de Lubumbashi en octobre. En 2020 son travail était exposé à la 11e Berlin Biennale. Actuellement, elle présente des travaux dans un projet collectif avec des étudiants In Praxis decolonial au sein d’une exposition collective la Centrale d’Art Contemporain à Bruxelles, BXL Universel II multipli.city.

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