06 — 08.05, 12 — 15.05, 19 — 22.05, 26 — 28.05.2011
Jozef Wouters, Menno Vandevelde Anvers
stadium/stadion #3
installation / performance — premiere
stadium/stadion #3 est une construction qui, en son centre, génère un vide. Un vide dans la ville, appelant à être investi. Un espace autour duquel les habitants peuvent se rassembler, s’asseoir, regarder. Jozef Wouters et Menno Vandevelde réalisent des constructions miniatures en bois avec une imagination et un idéalisme qui élèvent ces structures multifonctionnelles bien au-delà de la simple architecture. Chaque édifice incorpore un désir, un appel. Pour le Kunstenfestivaldesarts, ils érigent un mini-stade au milieu de la ville. Un réceptacle pour les choses de la vie les plus insignifiantes comme les plus importantes. Dans cette arène intime, les activités quotidiennes se transmuent en petits spectacles. La tonte de moutons, par exemple. Ou un chef d’orchestre solitaire qui joue une dernière sérénade silencieuse. Des performances en plein air. Une fête, une conférence, un salto. stadium/stadion #3 est un espace urbain enclos qui se remplit de personnes et d’animaux, de couleurs et de sons, de pensées et de mouvements. Une représentation du monde en quinze petites et grandes actions.
stadium/stadion #3
1.
Sur une petite place publique en ville, se trouve un échafaudage appelé stadium/stadion #3, mais il ressemble plutôt à une base de lancement pour fusées, une cale sèche pour bateaux, un entrepôt pour meubles volumineux ou un chantier. Au centre de la construction, il y a un carré vide, donc dans lequel toute sorte de choses pourraient se dérouler.
2.
Il est tellement présent qu'on ne peut pas passer à côté ou ne pas le voir. Il prend de la place et prive la ville de place. Même les bancs publics à côté sont inutilisables à cause de ce machin. Et ce n'est même pas si beau, dit quelqu'un. Il réclame de l'attention. Il veut être au cœur de l'attention. Un lieu qui accorde de l'importance aux choses qui sont en son centre.
3.
Pourquoi place-t-on les personnes et les objets que l'on veut honorer au centre ? Pourquoi se place-t-on en cercle autour d'une personne que l'on veut harceler ou lapider ? Dans une arène, on est assis autour du ring de boxe lors d'un match, ou autour des ministres lors d'une session parlementaire. Un artiste de rue est entouré par son public. On s'installe en rond autour d'un feu et plus on s'en approche, plus on sent la chaleur. Ce qui est placé au centre de quelque chose acquiert soudain plus d'importance.
4.
Quelqu'un dit que c'est un stade, et de fait, ça y ressemble un peu. Une surface entourée d'une structure, visant à réunir un maximum de gens pour leur permettre de voir quelque chose d'aussi près que possible. Mais on dirait qu'il s'agit plutôt de l'abstraction d'un stade, une forme d'arène simplifiée, bien plus petite. Cependant, on a toujours une vue parfaite sur le centre, où que l'on soit. Seule la perspective change énormément en fonction du choix du niveau. Plus on est haut, plus on peut regarder vers le bas ; plus on est bas, plus on peut lever les yeux.
5.
Quelqu'un dit que c'est un stade en développement, un lieu où quelque chose se trouve provisoirement dans le cadre d'une progression, qu'il s'agit de l'un des différents stades de ce qui pourrait devenir un stade, que c'est pour cela qu'il y a un #3 à la fin du titre. Peut-être que le #1 était simplement un cercle autour d'un feu. Ce stade nous parle de l'état d'une œuvre. Il illustre le cours des choses. L'état des lieux. Si constants et stables soient-ils.
6.
Il paraît que c'est un lieu d'observation. Une station, bien plus qu'un stade. Un lieu où des choses s'arrêtent, un lieu où s'arrêter. Comme un poste pour chevaux ou un quai pour des bateaux ou des trains, mais qui est érigé pour que des gens s'y arrêtent et observent ce qui est placé au centre. Un lieu qui demande à être rempli et occupé, où des choses vont se dérouler. C'est un point de mire, quasi comme une loupe géante, pour porter son attention sur une action, un objet, un mouvement, une image. Ou pour en détourner son attention. Et lorgner quelqu'un.
7.
Un jour, au milieu de la construction sur cette place publique, on aperçoit un grand cube. Et quelqu'un joue d'un instrument. Et il y a de la lumière, qui tente de rendre l'atmosphère agréable. Il y a des gens partout, bien trop, on ne voit plus le musicien. Quelqu'un dit qu'il ferait mieux d'organiser ce genre de chose dans un théâtre, ou sur une scène équipée pour l'événement. Quelqu'un d'autre dit : alors cela n'aurait jamais pu se dérouler exactement de la sorte.
Concept
Jozef Wouters
Réalisation
Menno Vandevelde, Michiel Soete & Jozef Wouters
Coaching
Vladimir Miller
Présentation
Kunstenfestivaldesarts
Production
mennomichieljozef vzw (Louvain)
Coproduction
Kunstenfestivaldesarts
Merci à
Scheld’apen (Anvers), Damaged Goods (Bruxelles), Beursschouwburg (Bruxelles), Ville de Bruxelles, De Markten (Bruxelles), Les Brigittines (Bruxelles)